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Paul Simpson
par
Paul Simpson
de
Londres

Les individualités règnent toujours

Les entraîneurs ont beau affirmer qu'une équipe n'est pas qu'une somme d'individualités, Paul Simpson rappelle que l'attaquant joue pour lui.
 
 
Publié: Vendredi, 30 novembre 2012, 19.27HEC

Les individualités règnent toujours

Les entraîneurs ont beau affirmer qu'une équipe n'est pas qu'une somme d'individualités, Paul Simpson rappelle que l'attaquant joue pour lui.

"Le football", a dit un jour un international français à l'un de mes amis, "est un sport individuel". À une époque dominée par le FC Barcelona, proposant le jeu le plus plaisant de l'histoire, on peut penser qu'il se trompait.

Et pourtant, ce joueur n'a pas tout à fait tort. Surtout quand on parle des attaquants. Quand un buteur est en forme et enchaîne les buts, il est facile de penser qu'il a toujours eu le monde à ses pieds. Pourtant, à certains moments charnières de carrière, la prochaine étape de son développement n'est pas si évidente à trouver.

À l'âge de 16 ou 17 ans, les grands buteurs se battent pour jouer parmi les espoirs. Avec des formations en 4-3-3, 4-5-1 ou 4-2-3-1 désormais classiques, même un buteur prometteur peut être négligé et placé sur une aile. Son destin sera alors déterminé par l'appréciation de son entraîneur. S'il lui tape dans l'œil, il pourra peut-être atteindre un grand club. Dans le cas contraire, il devra se frayer un chemin depuis les divisions inférieures.

Quand il arrive en équipe première, il n'aura qu'un temps limité pour faire ses preuves. Ainsi, pour se mettre en évidence, il devra parfois faire preuve d'égoïsme. Les buteurs tentent de rationaliser en se disant qu'ils agissent ainsi pour le bien de l'équipe. Et c'est probablement vrai, en partie.

©Getty Images

Thierry Henry est habitué à la vie à Arsenal

La plupart des équipes ont désormais un schéma de base en attaque, y compris le Barça, conçu pour que la moindre balle de but soit dans les pieds de Messi. Thierry Henry l'a appris à ses dépens au Camp Nou, quand il donnait le ballon à Andrés Iniesta et démarrait en espérant le récupérer, en vain. À l'Arsenal FC, le ballon lui revenait automatiquement dans les pieds. Pas en Espagne. Ni Henry ni Iniesta ne faisaient le mauvais choix. C'est juste que leurs repères étaient différents.

La remarque de l'international français semble justifiée également par le fait que dans la vie d'un avant-centre, il arrive un moment où il cherche le but à tout prix. Cela peut même arriver à Messi, qui a traversé 12 matches sans marquer entre octobre 2006 et mars 2007, avant d'inscrire un triplé contre le Real. Pour ces attaquants, qui s'appuient sur leur instinct, ce but est parfois difficile à trouver. C'est bien plus facile si, comme Messi ou Cristiano Ronaldo, cet attaquant peut sortir une frappe de nulle part et faire mouche, souvent après une action individuelle de génie.

Les opinions exprimées sont celles de l'auteur et pas de l'UEFA.

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Mis à jour le: 30/11/12 23.11HEC
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