Un séminaire contre les discriminations institutionnelles
lundi 17 janvier 2011
Résumé de l'article
L'UEFA se joint aux fédérations anglaise et néerlandaise, ainsi qu'au réseau FARE, pour organiser un séminaire à Amsterdam visant à explorer la question des discriminations institutionnelles.
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L'UEFA participe à l'organisation d'un séminaire à Amsterdam cette semaine concernant la question des discriminations institutionnelles.
L'événement, qui se tiendra mardi et mercredi est organisé conjointement par l'instance européenne, l'Association royale de football des Pays-Bas (KNVB) et l'Association anglaise de football (FA), ainsi que par le réseau FARE (Football contre le racisme en Europe), partenaire de longue date de l'UEFA dans la lutte contre le racisme, l'intolérance et les discriminations dans le jeu.
La réunion est la première dans le domaine des discriminations institutionnelles. Le rôle de l'UEFA et de ses partenaires sera de définir le sujet, de sensibiliser et de proposer des solutions en collaboration avec des experts et d'autres parties prenantes.
L'un des points à l'ordre du jour sera l'exclusion. Les intervenants discuteront par exemple de la manière d'impliquer davantage les minorités ethniques et les femmes dans le football, notamment au niveau de la direction.
Un autre point visera à comprendra pourquoi si peu d'entraîneurs noirs sont en poste alors que les footballeurs noirs font partie intégrante du jeu. Le séminaire d'Amsterdam s'annonce comme une première étape cruciale pour faire progresser le football sur ces questions-clés et mettre sur pied des actions qui auront des effets sur le long terme.
"Depuis de nombreuses années, L'UEFA est la pointe de la lutte contre le racisme et les discriminations dans le sport", déclare William Gaillard, conseiller du président de l'UEFA. "Tant sur le terrain qu'en dehors, de grands progrès ont été réalisés au fil des années. L'heure n'est toutefois pas à la complaisance, le fléau n'étant pas encore complètement éradiqué de notre jeu".
"En même temps, ces progrès significatifs nous permettent d'aborder des sujets moins critiques, mais tout aussi importants, tels que la représentation des minorités ethniques et des femmes à tous niveaux du jeu", ajoute-t-il. "Ce faisant, nous nous faisons l'écho des événements actuels en Europe, tant sur le plan des politiques que celui de la société civile - le football ne doit pas être en retard par rapport à d'autres secteurs de la société européenne."
"Les discriminations institutionnelles sont un problème tabou lorsque l'on évoque l'égalité dans le sport", estime Piara Powar, directeur exécutif de FARE.
"En football, on le constate à travers l'absence de minorités ethniques aux plus hauts postes d'entraîneurs aux échelles nationale et internationale et de dirigeants à tous les niveaux. De même, l'absence de femmes aux postes de direction et dans le jeu est inexplicable."
'C'est la première fois qu'une instance gouvernante du football se penche sur la question des discriminations structurelles à travers un événement de cette sorte. C'est donc un geste courageux et innovant de la part de l'UEFA."
Un rapport étoffé a également été commandé à l'université de Loughborough University (Angleterre) en prévision du séminaire, et devrait être présenté mercredi. Ce rapport propose des actions à entreprendre dans ce domaine.