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Des études pour préserver les joueurs

Questions médicales

L'étude de l'UEFA sur les blessures est l'un des points clé de la coopération de l'UEFA avec les clubs de football européens, dans le but de prendre des mesures préventives.

Louis Saha, dernier blessé en date en Angleterre et habitué des infirmeries
Louis Saha, dernier blessé en date en Angleterre et habitué des infirmeries ©Getty Images

L'étude de l'UEFA sur les blessures est l'un des points clé de la coopération de l'UEFA avec les clubs de football européens, dans le but de prendre des mesures préventives.

Huit saisons
Le projet est mené par le Pr Jan Ekstrand, deuxième vice-président de la commission médicale de l'UEFA et il est bâti autour de l'UEFA Champions League depuis huit saisons, de même qu'autour des compétitions de jeunes.

En apprendre sur les risques
Encadrée par la commission médicale de l'UEFA, l'étude a été lancée en 2001 à l'initiative de la FIFA, de l'UEFA et d'autres confédérations. Le but est d'en apprendre d'avantage sur les risques. D'augmenter la sécurité et de diminuer le nombre de blessures.

Etudes et statistiques
L'étude sur les blessures de l'UEFA était à l'ordre du jour de l'UEFA lors de la dernière réunion de la commission médicale. Ekstrand a donné pour l'occasion de nombreuses informations sur l'étude aux médecins de clubs lors du forum médical de l'élite de l'UEFA, à Nyon (Suisse). En effet, le but de l'étude n'est pas seulement d'en faire profiter l'instance dirigeante du football européen, mais aussi les clubs et les associations qui ont fourni des données vitales pour mener ce travail.

Gagnant-gagnat
"C'est une situation gagnant-gagnant", estime le Pr Ekstrand en s'adressant aux médecins des clubs. "Le bénéfice pour l'UEFA est que nous récoltons des informations sur les risques et les modèles de blessures dans le football professionnel. Nous espérons que c'est aussi un avantage pour vous parce que vous voulez que vos joueurs soient en bonne santé pour réduire le nombre de blessures, et nous savons que le partage d'informations au sein d'un réseau médical international est l'un des moyens les plus efficaces pour prévenir les blessures."

Les causes
Au cours de ce forum, on a abordé des problèmes tels que les facteurs qui se cachent derrière les blessures, pas seulement les facteurs de terrain, mais par exemple la charge de travail pendant les entraînement a été citée. Un problème peut intervenir lorsqu'un nouvel entraîneur modifie les rythmes d'entraînement puisque les joueurs doivent changer leur travail physique. Autre question posée : est-ce que les déplacements fréquents en avion peuvent accentuer les risques de blessure. De tels facteurs continueront à être examinés dans le cadre de cette étude.

A la recherche de solutions
"Nous voulions voir les médecins des clubs parce que ce sont des professionnels qui vivent avec les joueurs", a expliqué Ekstrand. "Les médecins des équipes nationales ne passent que quelques semaines avec leurs joueurs dans l'année mais les médecins de clubs soulèvent vraiment des questions intéressantes."

Blessures aux ischio-jambiers
Cette étude démontre que les blessures aux ischio-jambiers sont les plus courantes à ce niveau. Elles sont dues en particulier à l'intensité et à la vitesse du jeu. Dans une équipe de 25 joueurs, dix joueurs en moyenne souffrent de blessures à la cuisse, dont sept aux ischio-jambiers. "Au niveau amateur les blessures au chevilles sont les plus courantes", a déclaré Ekstrand, "alors qu'au niveau professionnel les muscles souffrent. Le rythme du jeu est tel que certains joueurs souffrent d'atteintes similaires à celles des sprinters. De plus, ils savent comment prévenir (d'autres) blessures mais on ne sait pas comment prévenir les blessures aux ischio-jambiers..."

Coopération sur le long terme
La plupart des grands clubs européens ont travaillé avec leur association pour tirer bénéfice de l'étude. Certains d'entre eux coopèrent depuis de longues années. "Au début, nous n'avions que quelques équipes", a conclu Ekstrand. "Maintenant, l'étude est d'une telle valeur que les clubs ne veulent pas rester à l'écart. Certaines équipes nous envoient des données chaque mois depuis huit ans et elles ne le font pas uniquement par sympathie !"