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UEFA Europa League : le bloc-notes

Publié: jeudi, 15 mai 2014, 17.22HEC
Un déplacement de 4 600 km, une frappe de 50 m et une invasion de fans font partie des temps forts de l’UEFA Europa League.

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Publié: jeudi, 15 mai 2014, 17.22HEC

UEFA Europa League : le bloc-notes

Un déplacement de 4 600 km, une frappe de 50 m et une invasion de fans font partie des temps forts de l’UEFA Europa League.

Un déplacement de 4 600 km, une frappe de 50 m et une invasion de fans font partie des temps forts de l’UEFA Europa League.

L’équipe : Sevilla FC
Séville est l’équipe à avoir disputé le plus de matches en UEFA Europa League cette saison. Passés par le troisième tour de qualification, les hommes d’Unai Emery ont allié style et tempérament pour se hisser jusqu’à la finale de Turin où ils ont joué leur 19e match européen. Emmenés par leur capitaine Ivan Rakitić au milieu de terrain, les Espagnols ont fait preuve d’un état d’esprit collectif remarquable en 8es de finale : battus par leurs voisins du Real Betis Balompié 2-0 à l’aller, les Sévillans sont parvenus à égaliser pour se qualifier aux tirs au but avant d’écarter les FC Porto et Valencia CF, deux anciens vainqueurs, pour atteindre la finale. Au nombre des buteurs, Carlos Bacca (4 réalisations) et Kevin Gameiro (5) se sont partagé la vedette.

"On a démarré la compétition en août et on a parcouru un sacré chemin depuis", rappelait le défenseur Federico Fazio avant la finale. "On a refait notre retard contre le Betis et Valence, comme ça a pu être le cas dans certains matches de championnat. On se bat jusqu’au bout à chaque rencontre."

Le joueur : Ricardo Quaresma (FC Porto)
"Je dois être heureux pour trouver l’inspiration", déclarait Ricardo Quaresma au cours d’une interview en début de saison. À en juger par ses performances de haut vol dans cette édition 2013/14 de l’UEFA Europa League, le Portugais est bien dans ses crampons depuis son retour au FC Porto en janvier alors que ses envies d’ailleurs avaient privé les compétitions européennes de club de son talent pendant plusieurs saisons.

Aussi efficace qu’agréable à voir jouer, Quaresma a brillé lors de la phase de groupes, faisant parler sa vitesse et ses qualités hors normes pour apporter le danger dans les couloirs. Son audace et sa technique lui ont en outre permis d’inscrire trois buts, qui pourraient tous concourir au titre de But de l’année. Auteur de deux passes décisives, le Lusitanien a reçu de nombreux éloges et s’est assuré une place dans la pré liste portugaise pour la Coupe du Monde de la FIFA. "Je n’ai rien à envier au meilleur, j’en suis convaincu", affirmait le milieu de terrain de 30 ans au cours du même entretien. Vu son état de forme actuel, rares sont ceux qui pourraient lui donner tort.

Le but : Jonatan Soriano (FC Salzburg)
"C’est incontestablement le plus beau but dont je me souvienne", déclarait à UEFA.com un Jonatan Soriano encore sous le coup de l’étonnement après sa frappe de 50 mètres qui aidait le FC Salzburg à battre l’AFC Ajax chez lui en 16es de finale aller. À la récupération du ballon dans sa moitié de terrain, Soriano tentait sa chance depuis la ligne médiane pour lober Jasper Cillessen. La précision et la puissance de l’Espagnol étaient parfaites et lui permettaient de battre un Cillessen pourtant irréprochable sur son placement.

Peu de joueurs ont connu autant de réussite que la capitaine de Salzbourg cette saison : ancien pensionnaire du FC Barcelona B, l’attaquant arrivé en Autriche en 2012 a en effet signé un triplé en barrages et cumulé huit buts en sept matches pour terminer meilleur réalisateur de l’Europa League.

La phrase
"Je félicite mes joueurs, je n’ai rien à leur reprocher. On quitte Turin la tête haute et on doit vite passer à autre chose. C’est qu’une autre finale nous attend dimanche."
L'entraîneur du SL Benfica Jorge Jesus fait preuve de dignité après la deuxième finale d'UEFA Europa League de rang perdue par les Lisboètes, qui disputeront la finale de la Coupe nationale dimanche.

Le nombre : 4 600
Lors de son déplacement sur le terrain de l’AZ Alkmaar pour le compte de la quatrième journée, le FC Shakhter Karagandy a dû parcourir 4 600 km à l’aller et autant au retour, soit la plus longue distance jamais couverte pour un match de poules d’UEFA Champions League ou d’UEFA Europa League. Vainqueur 1-0 à l’aller, l’AZ a également dû couvrir de nombreux kilomètres pour le retour 15 jours plus tard, mais les Néerlandais on eu 200 km de moins à parcourir, le Shakhter disputant les matches à domicile à Astana et non à Karaganda.

Héros malgré lui : Emmet Malone (APOEL FC)
Le Fenerbahçe SK ayant été exclu de la compétition cette saison, le Panel d’urgence de l’UEFA a décidé qu’un tirage au sort déterminerait quelle équipe éliminée en barrages pourrait finalement jouer la phase de groupes. Emmet Malone, journaliste de la République d’Irlande, pays sans club à ce stade de la compétition, était invité à procéder au tirage. Quand Malone a tiré l’APOEL, il ne se doutait pas des réactions qui suivraient.

Un fan de l’équipe chypriote a tweeté qu’il donnerait le nom de l’Irlandais à un pub. Un autre a baptisé son fils Emmet. Invité par le club à assister à un match, Malone a suggéré qu’un acte de total hasard pouvait être récompensé par un autre. L’APOEL s’est exécuté, et a payé pour un jeune Dublinois de 11 ans, James Mohan, amoureux de football mais dans l’impossibilité de jouer à cause d’un problème cardiaque, pour son jeune frère Thomas et sa maman Brenda qui ont eu la chance de se rendre à Nicosie pour assister au match contre l’Eintracht Frankfurt.

Demi-finale cruelle : Juventus et Valence
Quand la Juventus a été reversée en UEFA Europa League, sa motivation a été reboostée par le fait que la finale se jouait dans son stade. Après avoir éliminé le Trabzonspor AŞ, l’ACF Fiorentina et l’Olympique Lyonnais, les Bianconeri butaient sur Benfica et s’inclinaient 2-1 sur l’ensemble des deux matches. Leur rêve de finale turinoise s’envolait. "Benfica n’a fait que défendre, mais ce sont eux qui passent", a regretté Leonardo Bonucci.

Dans le même temps, à Valence, la fameuse maxime qui dit que “rien n’est joué jusqu'au coup de sifflet final” a montré toute sa signification. Séville était mené 3-0 et était virtuellement éliminé. Mais Stéphane Mbia marquait à la 94e minute pour les Andalous qui se qualifiaient grâce à ce but inscrit à l’extérieur, laissant le gardien valencien Diego Alves dans la détresse. "Depuis mon arrivée ici, il s’agit du jour le plus triste que j’ai vécu", a-t-il indiqué.

Papy : Brad Friedel (Tottenham Hotspur FC)
L’UEFA Europa League est connue pour permettre aux futures stars européennes de sortir de l’ombre. Pourtant, lors de la quatrième journée, Brad Friedel a démontré que les joueurs plus expérimentés pouvaient eux aussi connaître leur heure de gloire. Âgé de 42 ans et 173 jours lors de la victoire 2-1 sur le FC Sheriff, le gardien des Spurs a battu de 140 jours le record du joueur le plus âgé à disputer la compétition, détenu jusqu’alors par Sander Boschker. Le portier avait d’ailleurs 42 ans et 306 jours lors de son dernier match de la campagne : un nul 2-2 contre Benfica.

"Je n’étais même pas au courant", reconnaissait Friedel au micro d’UEFA.com suite à la rencontre face au Sheriff. "Ce record indique que je joue depuis de nombreuses saisons et que j’ai su rester en forme. Je n’aurais jamais pensé le battre, mais c’est vrai que je suis fier de jouer encore à 42 ans. Je garde la forme grâce au yoga."

Déplacement en masse : Eintracht Frankfurt
"C’était incroyable, génial", s’est enthousiasmé l’un des 12 000 fans de Francfort qui ont fait le déplacement au FC Girondins de Bordeaux (victoire 1-0). Trois charters, 70 autocars et des centaines de minibus ont transporté le plus grand contingent de supporters dans l’histoire de l’UEFA Europa League, dépassant les 10 000 fans du VfL Borussia Mönchengladbach qui avaient fait le voyage à la SS Lazio la saison dernière.

"Les gens aiment vraiment ça", a expliqué Bernd, un fan de l’Eintracht. Le ballet des trains a commencé à 5h du matin le jour du match. "On attendait ces rencontres européennes alors on en profite. J’ai dû prendre deux jours de congé au travail, mais ça valait le coup."

Jusque-là, tout va bien... : PFC Ludogorets Razgrad
Des équipes venues de 27 pays différents ont pris part à la phase de groupes, soit la moitié des fédérations membres de l’UEFA. Pourtant, rares sont les clubs à avoir fait autant de chemin que le Ludogorets de Stoicho Stoev. Avant d'être éliminé par Valence, le champion de Bulgarie s’était hissé jusqu’en 8es de finale pour sa deuxième saison européenne seulement et réussissait à faire déplacer les foules à Sofia – pourtant située à 400 km de Razgard – lors des réceptions des PSV Eindhoven et SS Lazio.

"Personne ne pensait qu’on passerait la phase de groupes et qu’on terminerait premiers", expliquait le milieu de terrain Mihail Aleksandrov à UEFA.com. "Quand on a fait match nul contre la Lazio, on a cru que c’était terminé, mais on a réussi à passer."

Mis à jour le: 30/09/14 1.30HEC

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