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Porto, producteur de champions

Publié: Jeudi, 25 août 2011, 16.09HEC
Porto vend chaque année ses meilleurs joueurs mais les remplace par des jeunes prometteurs, qui lui permettent de continuer à accumuler les titres.
par Nuno Tavares et Michael Harrold
de Porto
Porto, producteur de champions
Kléber (FC Porto) ©Getty Images
Publié: Jeudi, 25 août 2011, 16.09HEC

Porto, producteur de champions

Porto vend chaque année ses meilleurs joueurs mais les remplace par des jeunes prometteurs, qui lui permettent de continuer à accumuler les titres.

Ricardo Carvalho, Deco, Anderson, Lucho González, Lisandro López, Bruno Alves, Raul Meireles, Falcao : voici une liste non exhaustive des vedettes vendues par le FC Porto depuis son sacre en Coupe UEFA en 2003. Ajoutez-y les entraîneurs José Mourinho et André Villas-Boas, et vous obtenez une équipe de rêve !

Porto a récupéré environ 400 M€ en transferts depuis 2003 mais le club a de son côté recruté intelligemment. Et la renommée grandissante de ses joueurs actuels parle autant que les 16 trophées (dont l'UEFA Champions League 2004) amassés depuis ce succès sur le Celtic FC à Séville.

Pour tenir la dragée haute aux riches clubs anglais, espagnols ou italiens, Porto sait se montrer proactif et flexible sur le marché des transferts. Les Lusitaniens recrutent de jeunes espoirs, qu'ils n'hésitent pas à lancer dans le grand bain. Cette stratégie judicieuse a vu le jour dans les années 1980, quand Paulo Futre a rejoint le Club Atlético de Madrid.

Certes, les supporters ont parfois le coeur lourd en voyant partir leurs joyaux, mais ils savent qu'un jeune joueur très prometteur va prendre la relève. "On est sans cesse en éveil sur le marché des espoirs. C'est ce qui nous permet d'exister, même si on a un budget 20 fois moindre (que celui des gros clubs)", explique le président de Porto, Jorge Nuno Pinto da Costa. "Chaque année, on perd de grands joueurs et on fait confiance à des jeunes à fort potentiel."

Il n'y a pas un seul ancien de Porto qui ne garde pas un bon souvenir de son passage ici
Rui Barros
Je suis venu quand j'avais 15 ans et j'ai assisté à un match dans le vieil Estádio das Antas. J'en ai pris plein les yeux et je me suis promis de porter un jour le maillot de Porto
Hulk
Ici, les joueurs se sentent tout de suite chez eux. Ils comprennent vite qu'ils rejoignent un grand club, qui a la culture de la gagne
Rui Barros

Le meilleur exemple est Vítor Pereira, l'entraîneur arrivé au mois de juin. Comme Mourinho et Villas-Boas avant lui, il s'agit d'un jeune talent, à qui il faut apporter la confiance et l'espace nécessaires à son épanouissement.

Rui Barros, l'ancien milieu offensif désormais recruteur pour le club résident de l'Estádio do Dragão, connaît parfaitement le système, lui qui a été prêté au Varzim SC (2e division) l'année où Porto a soulevé la Coupe des clubs champions européens, en 1987. Quelques mois plus tard, c'est lui qui offrait la Super Coupe de l'UEFA aux Portugais en marquant contre l'AFC Ajax, avant de partir à la Juventus pour un transfert record de 5 M€.

"Je suis arrivé à Porto en juniors et ils m'ont envoyé en prêt pour m'aguerrir", se souvient Barros. "Ils m'ont repris deux ans plus tard. Je venais de jouer en 2e division et voilà que j'affrontais les meilleurs joueurs européens. C'est vraiment un club unique au monde, où les joueurs s'adaptent très rapidement et sont heureux. Il n'y a pas un seul ancien de Porto qui ne garde pas un bon souvenir de son passage ici."

L'attaquant Hulk abonde et indique que c'est un atout au moment de faire signer de nouveaux joueurs. "Porto a beaucoup de supporters au Brésil, on voit ses matches à la TV", confirme le joueur. "Je n'y ai pas réfléchi à deux fois quand ils m'ont fait une offre. Je suis venu quand j'avais 15 ans et j'ai assisté à un match dans le vieil Estádio das Antas. J'en ai pris plein les yeux et je me suis promis de porter un jour le maillot de Porto. J'ai mis sept ans à réaliser mon rêve."

Le contingent sud-américain de Porto va compter 16 membres avec les arrivées des Brésiliens Danilo et Alex Sandro. Pour Barros, c'est la qualité du club qui fait la différence. "Souvent, on prend de jeunes joueurs qui débarquent d'un autre continent. Le décalage n'est pas flagrant à Porto. Ici, les joueurs se sentent tout de suite chez eux. Ils comprennent vite qu'ils rejoignent un grand club, qui a la culture de la gagne."

La perspective de se montrer sur la scène européenne fait de Porto une destination privilégiée pour les jeunes Sud-Américains découvrant le vieux continent, d'où un certain avantage pour le club sur le marché des transferts. "Le problème, c'est que tout le monde commence à faire pareil", précise Barros. "Les gros clubs recherchent aussi les meilleurs espoirs, alors à nous d'être rapides et précis dans nos choix. Et puis, il faut un peu de chance aussi." Porto semble en avoir depuis de nombreuses années.

Cet article est tiré du programme officiel de la Super Coupe de l'UEFA. Achetez votre exemplaire (en anglais) en cliquantici.

Mis à jour le: 26/08/11 15.06HEC

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