Error processing SSI file
Error processing SSI file

La Commission médicale évolue

Mardi, 22 avril 2008
La grande machine du football par Gavin Jackson de Nyon

La Commission médicale de l'UEFA s'est réunie à Nyon cette semaine pour débattre de l'évolution de la médecine sportive. Composée de 13 experts venant de toute l'Europe, la commission a vu son domaine d'activité augmenter considérablement pour répondre à l'évolution du football, qui est devenu un phénomène à l'échelle mondiale.

De nouveaux problèmes
"Au départ, nous parlions souvent, et presque exclusivement, des mesures antidopages pour le tournoi suivant", déclare le président de la commission, Dr. Michel D'Hooghe. "Mais depuis que le football est un phénomène mondial, de nouveaux problèmes ont émergés. D'abord, il y a le problème du décalage horaire pour les organismes, ainsi que le problème de la pratique du football en altitude. Nous n'étions pas confrontés à ce genre de problème il y a 50 ans. Aujourd'hui, ce sont des dossiers sur lesquels nous devons nous pencher."

L'impact sur les joueurs
Les modifications que subit le football a également des conséquences sur les joueurs en termes de blessures. Les joueurs des footballeurs ont toujours été lourdement mis à contribution, mais l'intensité physique du jeu moderne impose des contraintes encore plus fortes notamment sur le genou, provoquant de nombreuses blessures aux ligaments de cette articulation. D'autres problèmes, qui faisaient figure d'exception par le passé, sont aujourd'hui des cas quotidiens auxquels les médecins des équipes sont confrontés.

Examens de prévention
"Je n'irais pas jusqu'à dire que nous n'en voyions pas, mais nous en voyons beaucoup plus souvent aujourd'hui : ce sont des blessures qui signalent systématiquement que le patient a trop sollicité une partie de son corps", décrit Dr. D'Hooghe. "Je parle des tendinites : à l'aine, au tendon rotulien, du tendon d'Achille, par exemple, qui sont devenues beaucoup plus fréquentes. On doit prêter une attention toute particulière aux examens préventifs des joueurs, afin de pouvoir corriger une telle blessure, quand elle existe, avant qu'il ne reprenne l'entraînement."

Test cardiaque
La prévention est également le maître mot pour éviter les tragédies passées de joueurs décédés sur le terrain d'une crise cardiaque. Après un rapport de la Commission médicale de l'UEFA, le Comité exécutif de l'UEFA a décidé en décembre 2007 d'instaurer un test cardiaque obligatoire pour tous les joueurs qui participeront à l'UEFA EURO 2008™. Dr. D'Hooghe espère que cette idée filtrera du niveau international pour se répandre aux échelons inférieurs.

Une clé : la prévention
"La première chose à faire pour essayer que cela ne se reproduise plus, ou du moins pour que le nombre de ces incidents diminue, c'est la prévention... Cela consiste à dire aux joueurs : 'Faites un examen cardiaque', si possible avant le début de chaque saison, pour être absolument certain que leur cœur puisse supporter les exigences physiques et mentales qui lui sont imposé", approfondit Dr. D'Hooghe. "Si nous, les médecins des associations nationales, nous parvenons à le faire au niveau international, j'espère que les médecins des clubs se diront qu'ils devraient suivre l'exemple."

La lutte antidopage
L'UEFA EURO 2008™ sera également le théâtre d'une nouvelle innovation dans la lutte contre le dopage dans le football, car les 16 finalistes ont signé une Charte antidopage pour le tournoi (pour plus d'informations, cliquez ici). Chacune des équipes subira des tests de dépistage impromptus avant le début de la compétition, alors que des examens sanguins et urinaires seront également réalisés pour la première fois. Dr. D'Hooghe se déclare "ravi" du faible nombre de cas répertoriés dans le football européen, mais il avertit que le combat n'est pas gagné, et que la lutte doit continuer.

"Un effort continu"
"Je pense que la peur de se faire prendre reste un vecteur important", poursuit-il. "Certains demandent si le programme de test antidopage justifie les lourds investissements qu'il requiert. Je répondrais 'oui', parce que si nous arrêtions d'effectuer des tests pour cette raison, les résultats ne seraient pas les mêmes dans un an. Nous devons poursuivre nos efforts."

©uefa.com 1998-2008. Tous droits réservés.

Archive:

À lire également »
Magazine