Le président de l'UEFA revient sur sa première année de mandat

Au premier anniversaire de son élection à la présidence de l'UEFA, Aleksander Ceferin partage son sentiment sur certaines des tâches accomplies au cours de ses douze premiers mois de mandat à la tête de l'instance dirigeante du football européen. Il se prépare aussi à relever de nouveaux défis.

Comment pourriez-vous qualifier votre première année en poste ?
Honnêtement, j'ai peine à croire qu'un an se soit déjà passé ! C'était tellement intense, avec tellement de travail et tellement de voyages… Je peux vous dire que ce fut une année très gratifiante et je suis vraiment heureux de ce que cette organisation a accompli dans les douze derniers mois. Des réformes de gouvernance à l'amélioration de nos relations avec nos parties prenantes clés, jusqu'aux changements structurels à l'UEFA, beaucoup de choses ont été réalisées.

Quel est pour vous le principal temps fort de cette année ?
Il est difficile de n'en citer qu'un seul, mais ce qui était vraiment très important c'est le soutien continuel que j'ai pu recevoir de la part des associations membres. Elles ont été à mes côtés pour nous aider dans les changements que nous voulions mettre en place et que nous avons lancés. Elles ont vraiment fait preuve de confiance à mon égard et concernant mon programme. Pour cela, je dois les remercier.

De quoi êtes-vous le plus fier ?
D'avoir renforcé les relations avec les parties prenantes clés du football et d'avoir uni la famille du football européen pour travailler tous ensemble pour un plus grand bien-être de notre sport. Je suis également très heureux des réformes concernant la bonne gouvernance qui rendent l'UEFA plus forte et plus transparente.

Quel a été le moment le plus difficile de ces 12 derniers mois ?
Je dirais que ce fut la finale de l'UEFA Europa League à Stockholm, elle a été jouée juste après les horribles attentats de Manchester. Ce fut très difficile pour tout le monde d'organiser et de jouer un match de football à ce moment-là. Nos pensées et celles des joueurs étaient tournées vers les victimes et leurs proches, mais au final, tout le monde a été d'accord pour juger qu'il était de notre devoir de montrer au monde que nous n'allions rien lâcher.

Qu'est-ce qui vous avez le plus surpris à l'UEFA dans votre nouveau poste ?
Le dévouement et la motivation de nos employés. Ils travaillent vraiment dur, avec passion, pour le bien-être du football. Ils méritent certainement d'être félicités pour cela.

Dans votre profession de foi vous avez parlé d'atteindre un équilibre parfait. Est-ce finalement plus facile ou plus compliqué que vous ne vous imaginiez ?
Jamais je n'ai pensé que ce serait facile. Je crois qu'il est nécessaire de se battre pour cet équilibre parfait et j'utilise cette expression au quotidien car je dois prendre des décisions importantes pour la promotion, la protection et le développement du football en Europe.

Combien ce nouveau poste a-t-il changé votre vie et de quelle manière ?
Je pense que j'ai toujours été quelqu'un qui travaille dur, mais je passe aujourd'hui beaucoup plus de temps dans des réunions, des avions et des hôtels (rires). Plus sérieusement, c'est une expérience incroyable et unique et je suis heureux de pouvoir jouer un rôle plus important dans le développement et la promotion du sport que j'adore.

Quel est le plus beau match que vous avez vu la saison dernière ?
Mon cœur balance entre la finale de l'UEFA Champions League à Cardiff et la finale du Championnat d'Europe féminin de l'UEFA aux Pays-Bas. Les deux ont été spectaculaires et disputés dans une ambiance incroyable, avec un football offensif et de l'enthousiasme. Ce sont les deux matchs qui me viennent à l'esprit.

À propos de l'EURO féminin, qu'avez-vous pensé de ce tournoi néerlandais ?
Ce fut quelque chose de fantastique. Les stades étaient pleins, les joueuses avaient énormément de talent et la passion pouvait se ressentir dans tout le pays. Quelques records ont été battus concernant les audiences télévisuelles dans toute l'Europe et ce fut quelque chose de remarquable. Le football féminin a un avenir brillant, j'en suis persuadé.

L’UEFA vient de lancer une nouvelle campagne pour promouvoir le respect. Qu’attendez-vous de la campagne #EqualGame ?
J’espère qu’elle fera passer le message selon lequel le football est fait pour tous. Peu importe qui vous êtes, d’où vous venez, ou bien ce que vous savez faire. Tout le monde a le droit d’aimer ce jeu magnifique.

Et quid de votre deuxième année à la tête de l’UEFA ? Y avez-vous déjà pensé ? Quelles seront vos priorités ?
C’est mon devoir de toujours penser à l’avenir. Cela fait partie de mon métier. Nous avons tellement de choses à accomplir, sur le plan de notre organisation, durant l’année à venir... Par exemple, il nous faut identifier les moyens nous permettant de régler le problème des déséquilibres de compétitivité, et renforcer davantage le Fair-play financier. Ce sont des points cruciaux pour l’avenir de notre sport, pour qu’il reste ouvert à tous. Nous chercherons aussi à développer la participation des jeunes et des femmes sur le long terme.