Demi-finales - 04 mai 2004 20:45 (HEC) - Riazor - La Corogne - Espagne
DeportivoScore cumulé: 0 - 1 Porto
Deportivo
0 - 1
Porto
Derlei 60(pen)

Finale méritée pour Porto

Mardi, 4 mai 2004
Derlei (FC Porto)Derlei (FC Porto) (©Getty Images)

Par Xavier Rivoire

Solide et inventif, réaliste et cohérent, le FC Porto de José Mourinho a montré au reste du continent comment atteindre la finale de la plus prestigieuse des Coupes d’Europe. Bien en place, sûr de ses lignes et de ses bases, la formation portugaise a laissé le soin à ses artistes Derlei et Deco d’achever l’adversaire du jour. Le Deportivo La Corogne, entreprenant en début de deuxième période, ne possédait pas le bloc capable de contrer la machine visiteuse. Les tacticiens, Javier Irureta et José Mourinho, avaient annoncé avant la partie que cette rencontre serait prolifique en buts. Le premier acte, joué sur un rythme élevé, allait toutefois contredire leur prédiction.

Le Depor tendu
Le Deportivo La Corogne débutait la rencontre un peu tendu. Le FC Porto ne cessait de remonter le ballon et d’utiliser au mieux la vitesse de Derlei, finalement déclaré apte et préféré à Benny McCarthy, et de Carlos Alberto. L’arrière-garde espagnole subissait et commettait des fautes. Nourredine Naybet était ainsi averti, lui qui était déjà sous la menace d’une suspension. Mais le Deportivo, en utilisant mieux la largeur du terrain, posait son jeu et l’influence de Juan Carlos Valerón se faisait sentir.

Le raté de Valerón
Cette première mi-temps allait pourtant devenir l’acte des occasions ratées. Walter Pandiani était décelé hors-jeu (à juste raison) alors qu’il se trouvait en position intéressante. Mais l’occasion la plus franche allait échouer à Juan Carlos Valerón. Face aux cages portugaises, l’Espagnol dévissait son tir. Enfin, pour couronner ce chapelet d’opportunités manquées, Pandiani tenait un retourné or son pied ne pouvait entrer en contact avec le cuir. A la reprise des hostilités, le FC Porto était le plus prompt.

Le sang-froid de Derlei
Le contexte cadenassé faisait le jeu du FC Porto, plus strict tactiquement que son opposant aux mouvements un peu dispersés. Peu avant l’heure de jeu, Deco pénétrait dans la surface adverse. César, deuxième libéro, se jetait dans ses pieds. Penalty. Face à Molina, Derlei tirait à ras-terre et placé. Son tir était bien lu par le portier galicien mais le ballon glissait sous sa main droite. Le Brésilien, dont le coup de tête avait heurté le poteau droit de Molina en première période, se vengeait doucement.

Le rouge de Naybet, le coaching de Mourinho
Le Depor ripostait : un centre de Luque trouvait la tête de Pandiani. Mais le ballon longeait le montant droit des cages de Vitor Baia (65e). Sentant le chronomètre s’égréner, les hôtes perdaient leur calme et Naybet était expulsé pour un deuxième carton jaune après une faute sur Paulo Ferreira. A dix, le Depor continuait d’attaquer.C’est alors que les qualités tactiques de Mourinho entraient en jeu. Le coach refusait de céder à la pression et lancait José Bosingwa et Benny Mc Carthy pour mieux conserver le ballon.

Porto, beau finaliste
A l’issue d’une exercice remarquable (deux matches perdus seulement, un titre de champion du Portugal glané dès la fin avril…), les coéquipiers de Jorge Costa s’apprêtent à jouer leur deuxième finale de Coupe d’Europe. Après avoir remporté la coupe UEFA la saison dernière, le FC Porto, son technicien de génie et sa génération dorée, va maintenant tenter de quérir le Graal européen. Sans craindre personne.

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